Bois sec ou bois à sécher : lequel choisir
L'un chauffe tout de suite, l'autre coûte 30 % moins cher. Le bon choix dépend uniquement de votre place de stockage.

C'est le premier arbitrage à faire, et il n'a rien de compliqué une fois posé correctement. La question n'est pas « lequel est le meilleur », mais « ai-je de la place et du temps devant moi ».
Ce que veut dire « sec »
Le bois de chauffage sec est celui dont le taux d'humidité est descendu sous 20 %, mesuré au cœur d'une bûche fendue. En dessous de ce seuil, il s'allume facilement, dégage toute son énergie et encrasse peu le conduit.
Au-dessus de 25 %, une partie de l'énergie sert à évaporer l'eau au lieu de chauffer la pièce. Le feu fume, le rendement chute, et les dépôts de bistre s'accumulent dans le conduit. À 40 %, du bois fraîchement abattu, vous chauffez à peine et vous prenez un risque réel de feu de cheminée.
Le bois sec : prêt à brûler
Vous le recevez, vous le brûlez. Aucun stockage prolongé, aucune anticipation. C'est le choix évident si vous manquez de place, si vous habitez en appartement, ou si l'hiver arrive et que vous n'avez rien.
Contrepartie : il coûte plus cher. Le séchage immobilise du stock pendant un à deux ans, cela se paie.
Le bois à sécher : environ 30 % moins cher
C'est du bois fendu, mais encore humide, entre 25 et 35 %. Il vous faut douze à dix-huit mois sous abri ventilé pour le rendre utilisable. Le calcul est simple : si vous achetez au printemps pour l'hiver suivant, vous économisez près d'un tiers.
Ce choix suppose deux choses : de la place, et de la discipline. Le bois à sécher acheté en octobre pour être brûlé en décembre ne sèchera pas. Vous aurez juste payé moins cher un bois qui chauffe mal.
Comment décider en trois questions
Ai-je un endroit couvert et ventilé ? Un appentis, un fond de jardin sous bâche posée uniquement sur le dessus, un abri ouvert sur les côtés. Si non, prenez du sec.
Suis-je capable d'anticiper d'une saison ? Acheter en avril pour l'hiver d'après demande d'y penser. Si vous savez que vous n'y penserez pas, prenez du sec.
Mon besoin est-il régulier ? Si vous brûlez dix stères par an, mettre en place un roulement sur deux ans est très rentable. Pour trois stères occasionnels, la différence ne justifie pas l'organisation.
La solution mixte, la plus maligne
Beaucoup de nos clients réguliers font ceci : ils commandent chaque printemps la moitié en bois sec, pour l'hiver qui vient, et l'autre moitié à sécher, pour l'hiver suivant. Au bout de deux ans, le roulement est installé : ils ne paient plus jamais le tarif du bois sec, tout en brûlant du bois sec.


